La Fashion Révolution, kézako ?

Mouvement désormais mondial créé en Angleterre par Carry Somers, pionnière de la mode éthique et Orsola De Castro, figure de la mode durable, la Fashion Révolution milite et se mobilise depuis maintenant 6 ans pour une mode plus responsable, transparente et qui respecte les droits humains.
En effet, c’est en réaction immédiate à la tragédie du Rana Plaza le 24 avril 2013 à Dhaka, capitale du Bangladesh qu’est né le mouvement. 
Cette date marque l’effondrement de l’immeuble éponyme qui abritait plusieurs ateliers de confection dans lesquels des milliers d’ouvriers travaillaient dans des conditions déplorables pour des marques de vêtement internationales. Le bilan est tragique: 1 138 morts et 2500 blessés. Cet évènement a aidé à la prise de conscience des abus de la Fast Fashion: surproduction, surconsommation, conditions de travail des ouvriers plus que douteuses..

Historiquement, chaque année, le Fashion Revolution Day était alors célébré sur une journée le 24 avril, date de commémoration du Rana Plaza. Depuis 2015, l’événement s’étend maintenant sur une semaine et se fait désormais appeler la Fashion Révolution Week ! Durant cette semaine intense de mobilisation, de nombreuses initiatives et actions sont mises en place afin de sensibiliser consommateurs, professionnels et pouvoir public sur l’industrie de la mode et le mouvement est relayé par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. Son but ? Inciter à consommer la mode autrement, s’interroger sur qui fabrique nos vêtements et réfléchir aux atteintes que ce phénomène qu’est la Fast Fashion porte à l’humain et à l’environnement.

Qu’attend-t-on des marques aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le mouvement demande aux marques de prendre la parole et de montrer plus de transparence dans le parcours de fabrication de leurs vêtements en les incitant à améliorer les conditions de travail dans leurs usines, réduire leurs émissions de CO2 ainsi que l’utilisation d’eau et de pesticides.

Depuis quelques années, de plus en plus de marques jouent le jeu et font un effort de transparence en révélant l’endroit de fabrication de leurs vêtements alors que les fabricants améliorent la sécurité de leurs usines.

Dans son rapport dévoilé en 2018, Fashion Révolution a classé plus de 150 marques de mode internationales selon leur niveau de transparence et leurs pratiques et impacts sociaux et environnementaux (traçabilité, engagements, politique, gouvernance, savoir-faire, correction et questions phares). Le mouvement attribue alors aux marques des points selon ces critères sur une note de 250, qui sont ensuite traduits en pourcentage.

On retrouve ainsi en haut du classement avec 58% Adidas, suivi de Puma et H&M (55%) puis Esprit, Banana Républic et Gap (54%). Parmi les derniers de classe, Sandro, Dior, Desigual, Longchamps ou encore Max Mara se retrouvent avec un 0 pointé…

Cependant, le collectif note que depuis l’année dernière, 84 % de ces 150 marques ont amélioré leur score de manière significative !

En clair, show must go on !

crédit photo : K M Asad/LightRocket

Clear fashion : le Yuka de la mode

TIPS : pour savoir si vos marques préférées jouent la transparence, vous pouvez utiliser l’application Clear Fashion.
Une application très facile d’utilisation qui va changer votre façon de consommer la mode !
Grâce à elle, découvrez l’impact social et environnemental de vos vêtements. Il vous suffira simplement de scanner l’étiquette de composition de vos vêtement et vous obtiendrez une évaluation complète de celui ci (transparence de l’environnement, du côté humain, de la santé et des animaux). Vous n'avez plus qu’à comparer les produits et choisir voss vêtements en pleine conscience ! Et en plus, c’est gratuit ! https://www.clear-fashion.com